Le numéro deux de Forum est consacré au travail. Aborder la question du travail c’est se poser les questions de sa nature, de ses métamorphoses, contradictions et représentations. À la fois source d’émancipation et d’aliénation, activité et situation, le travail occupe une place centrale dans la vie de la plupart des personnes et se trouve au coeur des débats politiques, économiques et sociaux.
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Le sociologue Robert Castel, observateur incontournable de la place du travail et de ses transformations dans la question sociale, revient sur la construction de la société salariale et sa fragilisation, dans un contexte d’insécurité sociale croissante et d’incertitudes multiples. Il s’inquiète en particulier de la résurgence de la figure du travailleur pauvre, symbole d’une nouvelle infra-condition salariale, le précariat.
LIRE LA SUITE »Quel sens donner aux suicides sur le lieu de travail? Sont-ils plus nombreux aujourd’hui que durant les décennies précédentes? Fort de son expérience empirique, le directeur du cabinet Technologia analyse un phénomène qui a marqué l’actualité récente ainsi que les lacunes qui empêchent une véritable politique de prévention.
LIRE LA SUITE »Travaillons-nous réellement moins qu’il y a quelques années? Et si le stade ultime de la manipulation était de faire croire au salarié qu’il oeuvre avant tout pour son bonheur et son épanouissement? Décryptage des habits neufs de la subordination.
LIRE LA SUITE »Même si elles ont toujours travaillé, l’accès des femmes au salariat à partir des années 1960 leur a permis de conquérir une autonomie économique. Mais cette émancipation demeure inachevée et il reste beaucoup à faire pour parvenir à l’égalité réelle.
LIRE LA SUITE »Travail, labeur, ouvrage, oeuvre…
Tout à la fois oppresseur et libérateur, le travail est un concept pluriel.
Sa diversité est présente dès l’origine et se déploie aussi dans les langues étrangères.
Sous la pression conjuguée des nouvelles technologies qui «instantanéisent» le temps et du capitalisme financier qui réalise ses profits
sur le rythme de la micro-seconde, de nouvelles modalités de rapport au temps sont apparues: l’urgence, l’instantanéité, l’immédiateté ont envahi nos vies et la dictature du temps réel a instauré dans l’entreprise le règne de l’urgence.
Tout à la fois étudiant et président de l’ UNEF, Emmanuel Zemmour s’interroge sur la définition et le statut d’étudiant, y apporte sa ré- ponse tout en faisant la démonstration que le salariat étudiant est le péril jeune qu’il faut s’employer à combattre aujourd’hui.
LIRE LA SUITE »Le travail met en jeu plusieurs niveaux d’analyse qu’il est plus facile d’appréhender en utilisant les catégories forgées par Marx. C’est ce que nous ferons ici, tout en prenant quelques libertés.
LIRE LA SUITE »Parmi les facteurs générateurs de souffrance au travail, la question de l’espace de travail est rarement abordée.
À tort car celui-ci est à la fois un contenant du travail, son contenu et son expression.
En immersion dans le quotidien des travailleurs précaires, Elsa Fayner, journaliste, nous décrit son parcours dans trois entreprises de secteurs différents, sous des statuts divers, et nous livre les enseignements qu’elle a tirés de cette expérience.
LIRE LA SUITE »Spécialiste des questions liées au travail, Jacques Freyssinet éclaire la singularité française de la place et du sens donné au travail au moyen d’une nécessaire comparaison européenne. Singularité élevée en paradoxe, que l’actuelle crise économique et financière ne parvient pas à expliquer
LIRE LA SUITE »Par son éclairage international, Jean-Claude Javillier, spécialiste des questions de gouvernance mondiale et des normes internationales du travail en souligne le rôle primordial, notamment pour garantir le travail décent, lutter contre le travail des enfants et promouvoir la liberté syndicale.
LIRE LA SUITE »En démythifiant le travail et son statut, le texte classique de Paul Lafargue, écrit en 1880, conserve aujourd’hui toute son actualité. Les idées exposées sont en effet au coeur du débat politique actuel: le droit à la paresse, une indispensable réponse au «travailler plus pour gagner plus».
LIRE LA SUITE »1895: les frères Lumière filment la sortie de leur usine à Lyon. Encore balbutiant, le cinéma s’intéresse au travail, à son mouvement et à ses enjeux, aussi bien visuels que moraux. Très vite, les mutations des sociétés modernes vont conduire les réalisateurs à considérer le travail comme un sujet particulier, lieu de l’engagement politique
ou de l’aliénation des classes. D’Eisenstein à Ken Loach, dix films illustrent les regards portés par le cinéma sur le monde du travail.
En 1986, Sebastião Salgado a entamé une série de reportages sur le travail manuel, à travers les différents continents. Ce travail fut conçu dans le but de raconter l’histoire d’une époque. Ces images offrent une sorte d’archéologie visuelle d’une ère que l’Histoire connaît sous le nom de révolution industrielle, une époque où femmes et hommes, par leur travail, tenaient entre leurs mains l’axe central du monde.
LIRE LA SUITE »Psychiatre et expert en risques psychosociaux au travail, Michel Debout constate un certain déni en la matière. En posant une à une les contraintes et les contreparties liées au travail, il avance des propositions de …
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